Elder Scrolls et personnages récurrents : le retour des zéros

TES1

Qui a dit que les Elder Scrolls n’étaient pas une vraie série ? Vous ? Moi ? Votre boucher, votre maman, Jean-Mich’ de la compta, ce type louche que vous avez croisé dans la rue avant-hier, et même le staff de Bethesda ? Bon, ok, je vous le concède, ça commence à faire beaucoup.

Pourtant, malgré les apparences, il existe bien des liens entre chaque épisode. Des liens scénaristiques d’abord, puisque au prix de moult contorsions et quelques arrangements avec le canon de la série, les lore masters de Bethesda ont réussi à nous faire croire que si c’est le bordel dans Oblivion, c’est parce que les héros de Daggerfall et de Morrowind ont fait les malins en bougeant des cailloux divins. Il paraît même que ça expliquerait le retour des dragons dans Skyrim, mais je ne m’avancerais pas sur ce terrain miné, tant ça sent le bidouillage et le duct tape narratif.

Mais les différents Elder Scrolls ne partagent pas que ces liens ténus et souvent tissés a posteriori : ils ont aussi pour point commun une étonnante fascination pour les personnages secondaires insignifiants, qu’ils se repassent d’un épisode à l’autre, comme une MST bénigne qu’on se refilerait sans penser aux lendemains qui grattent.

barenziah

Ne nous voilons pas la face : pas facile de faire jeu moins incarné que les Elder Scrolls. Il faut dire que Bethesda a toujours vu en sa série la traduction vidéoludique d’un jeu de rôle papier, avec un héros qui peut être ce qu’on veut (et donc, par défaut, qui n’est rien). C’est leur obsession depuis Arena, sa liberté totale, son univers gigantesque, ses quêtes à l’infini. Sauf que chez Bethesda, on a oublié qu’on ne joue pas seul à un jeu de rôle papier. Qu’il faut un maître du jeu pour animer cet univers, ou, faute de mieux, des PNJ solides, tangibles, qui « réfléchissent », dans les deux sens du terme, puisqu’en existant, ils font exister le joueur. Car sans eux, la quête épique ne tarde pas à prendre des allures de promenade de santé vaguement soporifique.

Et c’est un fait, dans les TES, les PNJ ne sont guère que des ombres, débitant des dialogues prétextes. Des distributeurs de quêtes sans âmes, comme si Bethesda n’avait pas voulu prendre le risque de faire de l’ombre à un PJ déjà tellement transparent (muet, amnésique, rendu invisible par la magie de la vue à la première personne) qu’il n’existe que par ce que le joueur consent à y investir. Les TES sont donc peuplés d’une armée de quasi-anonymes, une masse indistincte où une quête un tout petit peu plus intéressante ou un insignifiant détail de background suffit pour émerger de la mêlée. Des personnages qui, dans n’importe quel jeu de rôle digne de ce nom, ne mériterait pas une ligne tout à la fin d’un générique qui défilerait trop vite. Mais qui, dans l’univers plein de vide des Elder Scrolls, se voient soudain propulser héros ordinaires, développant, en catimini, une personnalité insoupçonnée et une densité que le personnage qu’incarne vaguement le joueur n’atteindra jamais.

Whiterun Guard

De fait, plutôt que les Vivec ou les Cyrus, ce sont ces PNJ sans presque de nom que Bethesda a décidé d’immortaliser en les faisant accéder au statut de « personnage récurrent ». Vous croyiez que les TES étaient une fresques traversée de dragons, d’Empereurs, de guerriers illustres et de gestes glorieuses ? Que nenni : TES, c’est l’histoire anecdotique de bonshommes oubliés, perdus de vue pendant des siècles, et qu’on finit par retrouver, au détour d’une cave où on ne les attendait plus. Un jeu qui glorifie les « working class hero » et qui élève au rang d’art l’easter egg et le clin d’oeil pour aficionadosTES, c’est en fait le grand jeu de l’anonymat, de l’oubli de soi, où des figurants, confrontés au gigantisme du monde, deviennent les vrais acteurs de sagas sans visage. Bon allez, j’arrête de me toucher en faisant (mal) mon Ianoo. Place aux blazes.

NB : merci aux érudits de Wiwiland (A’arab Zaraq, abg, Ancestral Ghost, Aubustou, ced, Jacob Bronsky, Jaarod, Molay, Nerwal, Poirot, Rubicante, Sentenza, Shadow she-wolf) qui m’ont aidé à débusquer ces personnages! Et méfiez-vous : ce texte contient une quantité assez massive de spoilers.

I – CEUX QUI SONT MORTS
(ET NE SONT PAS PRÊTS DE SE RELEVER)

sinderionSinderion
Tout elfique qu’il soit, ce fier botaniste (il offre une récompense pour chaque nirnroot qu’on lui remet) n’aura pas survécu aux deux siècles qui se sont écoulés entre Oblivion et Skyrim. Pourtant, on peut sérieusement douter que le pauvre soit mort de sa belle mort. Etabli sous une ruine dwemer en Bordeciel, il y a vécu parmi les fleurs rares, les nirnroots… mais aussi les automates et les Falmers. Si on peut très bien survivre à une flèche dans le genou, visiblement, il est nettement plus incertain de s’en prendre deux dans les côtes.

gratianGratian Caerellius
Bien avant Minecraft (mais bien après le bagne de Cayenne), Bloodmoon, la seconde extension de Morrowind, nous proposait déjà de casser des cailloux pour vivre. Gratian était un des PNJ lambda qu’on pouvait alors embaucher, histoire de faire le planton devant sa mine. Il mourra seize ans plus tard, piégé au fond de son trou comme un vulgaire Indiana Jones de pacotille. Beaucoup plus tard, dans Skyrim, son arrière-petit-fils nous enverra enquêter sur le mystère de sa disparition, tel quelque petit Seznec de fantasy.

svenja

Svenja Chanteneige
Rare rescapée de l’attaque de l’Uderfrykte, à l’époque de Bloodmoon, Svenja aurait pu connaître une existence paisible aux côtés de son mari, en attendant la mort triste et glacée que Tamriel réserve aux Nordiques. Sauf qu’elle s’est mise en tête de se lancer à la recherche de l’Uderfrykte Matron, la maman de l’autre. Quand on la retrouve dans Oblivion, c’est déjà trop tard : elle s’est fait boulotter par la bestiole. On peut tout de même s’amuser à collectionner les restes de son cadavre.

II – CEUX QUI SONT MORTS
(MAIS QUI BOUGENT ENCORE)

kaarstag Karstaag
Encore une autre abomination de Bloodmoon, que le héros de Skyrim pourra ressusciter, 200 ans plus tard, histoire de lui coller une seconde raclée.

 

kain

Lord Kain
Vous n’allez pas tarder à le comprendre : rencontrer de vieux personnages de Morrowind morts, c’est un grand classique. Ce qui est moins commun en revanche, c’est de tomber nez à nez avec un cadavre tout droit sorti de Daggerfall . Lord Kain, c’est typiquement le perso qu’on croise sans le voir, et auquel on ne pensait plus jamais avoir à faire. A vrai dire, je mettrais même ma main à couper que 99,9% des joueurs de Daggerfall n’ont jamais mis les pieds dans la très obscure province de Phrygias, dans lequel il vit, planqué dans une auberge, sans aucun dialogue particulier, patron d’une organisation politique sans importance. Du coup, on se demande un peu pourquoi les développeurs de Fighter’s Stronghold, un DLC pour Oblivion, sont allés le réveiller pour en faire un vulgaire squelette. En fait, il se pourrait que cette histoire de noble ressuscité par un disciple de Mannimarco soit surtout une référence à la série Legacy of Kain.

falxFalx Carius
Patron du Fort Frosmoth, sur l’île de Solstheim, dans Morrowind, il perdra la vie dix ans plus tard, lors de l’explosion du Mont Ecarlate. Il sera ressuscité bien plus tard par Ildari, sans doute pour se venger de Neloth (cf. plus bas). Mais le brave soldat, persuadé d’être moins mort que vivant, se rebellera, et finira enfermé dans le cachot où le joueur le trouvera finalement dans le troisième DLC de Skyrim, Dragonborn, avant de lui exploser la tronche sans trop de scrupule.

lachanceLucien Lachance
Dans Bloodmoon, on tombe à un moment sur une lettre où il est question de Lucian et d’Antoinette, deux voleurs en partance pour Cyrodiil, où ils sont censés cambrioler un musée. C’est peut-être une coïncidence, mais six ans plus tard, dans Oblivion, on rencontrera Lucien Lachance et Antoinetta Marie, deux membres de la Confrérie Noire vivant en Cyrodiil. Le premier sera d’ailleurs le contact du joueur au sein de l’organisation. Deux siècles plus tard, dans Skyrim, il est possible d’invoquer son esprit avec le pouvoir Assassin spectral, pour qu’il se batte à nos côtés.

ulfgarUlfgar Sans-Fin
Ulfgar est tellement bon guerrier qu’en 500 ans, il n’a toujours pas réussi à trouver un adversaire à sa taille. Il finira par le trouver en la personne du Nérévarine qui, dans Bloodmoon, l’enverra au Paradis des Nordiques à l’issue d’un duel mouvementé. C’est donc là-bas, en Sovngarde, qu’on le retrouve dans Skyrim.

nightmotherLa Mère de la Nuit
Le cas de la Mère de la Nuit, grande maîtresse de la Confrérie Noire, est un peu particulier, car nul ne sait vraiment s’il s’agit d’une seule personne, ou d’un titre honorifique et cessible. Cela dit, même si la question de l’identité reste en suspens, celle de la mortalité est vite réglée : si on rencontre « une » Mère de la Nuit en chair et en os dans Morrowind, « la » Mère de la Nuit n’apparaît plus que sous l’aspect d’un spectre, dans Oblivion. Dans Skyrim, il y a du progrès, puisque cette fois, c’est à son corps momifié que l’on est confronté. Pour l’anecdote, les développeurs avaient bien prévu de faire apparaître la Mère de la Nuit dès Daggerfall, avant d’y renoncer au dernier moment. On peut trouver son portrait et son sprite en fouillant dans les fichiers du jeu.

jiubJiub
Ce bon vieux Jiub ! Rappelez-vous : c’est le prisonnier qui vous accueille au début de Morrowind, celui qui vous demande votre nom. On sait depuis Oblivion qu’il aurait réussit à chasser tous les braillards des falaises de l’île de Vvardenfell, ce qui lui vaudra une canonisation en règle. Dans Dawnguard, le premier DLC de Skyrim, on apprend qu’il a perdu la vie au tout début de la crise de l’Oblivion, et que son âme, capturée par un Dremora, erre depuis dans le néant. Depuis, sans vraiment bien comprendre qu’il est mort, Jiub recherche mollement les pages dispersées de son autobiographie. Il paraît que c’est le seul PNJ à être doublé par le même comédien dans différents épisodes de la série. Je vous laisse juger de l’importance de cette information.

III – CEUX QUI SONT VIVANTS ET EN BONNE SANTÉ (POUR L’INSTANT)

umbacanoUmbacano
On rencontre Umbacano une première fois dans Morrowind, dans une mine impériale. On le retrouve six ans plus tard dans Oblivion. Entre temps, il a visiblement fait fortune en collectionnant des babioles ayléides.

 

volanaroVolanaro
Comme Umbacano, on rencontre d’abord Volanaro dans une mine, en Morrowind. Simple garde, il a ensuite rejoint la guilde des mages, au sein de laquelle il a prit du galon, jusqu’à devenir un membre éminent de la guilde de Bruma, où l’on peut le visiter dans Oblivion.

elanteElante d’Alinor
Le fait que le joueur l’ait probablement tuée dans Morrowind (elle se balade dans le tombeau de Mordrin Hanin, et attaque si on l’approche) ne l’empêche pas de revenir faire un petit coucou dans Oblivion. Comme dans Morrowind, elle étudie toujours les vieux tombeaux. Mais cette fois, au lieu de vous attaquer, elle vous demandera de la protéger. Preuve s’il en fallait que la sagesse, sinon la valeur, attend bien le nombre des années.

umbraUmbra
C’est, je pense, un des personnages récurrents les plus évidents. Personnage ? Pas tant que cela : Umbra est une épée dévoreuse d’âme, qui a la fâcheuse manie de rendre fou son porteur. C’est en tout cas ce qui arrive au pauvre Orc de Morrowind, et à cette guerrière bosmer d’Oblivion, qui, sous son influence maléfique, ont fini par adopter le nom de leur arme, comme d’aucun se baptiserait Bombe Lacrymo ou Emmanuel Berreta.

derveninDervenin
On rencontre ce prêtre de Mania (l’un des plans daedriques de Sheogorath) une première fois dans Shivering Isles, la seconde extension d’Oblivion. Des années plus tard, dans Skyrim, il rejoindra le plan mortel sous les traits d’un mendiant, bien décidé à faire revenir son maître en son royaume.

sorcièresEttiene, Fallaise et Isobel
Dans Bloodmoon, comme leurs consoeurs de Daggerfall, ces trois sorcières de Glenmoril vous proposent de vous guérir de la lycanthropie. Deux siècles et des poussières plus tard, dans Dragonborn, elles se sont transformées en harpies, comme semble-t-il toutes les sorcières de Tamriel. Elles attaquent le joueur sans hésiter, qui pourra donc leur fracasser le bec sans trop de scrupules.

nelothNeloth
Membre influent de la maison Telvanni du temps de Morrowind, Neloth a dû s’exiler de Vvardenfell lors de l’éruption du Mont Ecarlate. Ce solitaire, qui se targue de ne pas avoir mis les pieds sur le continent de sa vie, a trouvé refuge en Solstheim. Depuis, il n’hésite pas à mettre son vieux nez dans les intrigues de l’île, quitte à se faire quelques ennemis au passage, comme nous le raconte Dragonborn.

mannimarcoMannimarco
On ne déconne pas avec Mannimarco, alias le Roi des Vers. Dans The Elder Scrolls Online, ce haut-elfe sera le grand méchant qui offrira l’Empire sur un plateau aux forces de Molag Bal. Sept siècles plus tard, pendant les évènements de Daggerfall, on le retrouve manipulant le héros afin de mettre la main sur l’artefact qui fera de lui un dieu. Étrangement,  et contre toute logique, il est de retour dans Oblivion, 28 ans plus tard, sous sa forme mortelle. Faute d’explication, on imagine qu’il s’agit d’une simple manifestation terrestre du dieu, voire d’un imposteur. Un imposteur qui a tout de même le bras long, puisqu’il  arrive à s’imposer en grand méchant de l’arc narratif de la guilde des mages.

grosse têteGrosse-Tête
Cet Argonien devenu fou fut longtemps le détenteur de la Fourchette d’horripilation, un artefact lié à Sheogorath. Après avoir fait sa rencontre dans Morrowind, on le retrouve dans Shivering Isles. Toujours aussi dérangé, il a trouvé refuge au coeur du royaume de Sheogorath, où il a amassé une impressionnante collection de couverts, espérant remettre la main sur son précieux.

baranziahBarenziah & Helseth
Barenziah, c’est le premier personnage récurrent d’importance (elle est liée à la quête principale de Daggerfall, et sa vie est richement documentée). Un des seuls, aussi. Seconde femme du roi Eadwyre, elle vit alors avec ses enfants Helseth et Morgiah à Refuge, sur les rives de la Baie d’Illiac. On raconte que cette elfe noire porte alors du maquillage pour adopter une apparence bretonne et mieux se faire accepter par ses sujets. Notez qu’on raconte aussi que la couleur de sa peau ne serait en fait due qu’à un manque de communication entre les artistes responsables des sprites et les auteurs en charge du background. Une vingtaine d’année plus tard, et alors que son fils, Helseth, est devenu roi de Morrowind, elle retourne vivre sur la terre de ses ancêtres. On peut leur rendre visite dans Tribunal, la première extension de Morrowind.

urielUriel Septim VII
Gloire et honneur à Uriel Septim VII, le seul personnage apparu dès Arena, le premier épisode de la série. Même si, bon, c’est vrai que l’on ne le voit que dans la séquence de début et de fin. Une fois n’est pas coutume, il réitérera l’exploit dans l’intro de Daggerfall, cette fois incarné par un véritable acteur dont l’histoire n’aura pas retenu le nom. S’il fait l’impasse sur Morrowind, Uriel revient, fidèle à son habitude, pour l’intro d’Oblivion, à l’issue de laquelle il meurt assez sottement.

ocatoOcato
Vous l’avez repéré, le grand chauve à la gauche d’Uriel VII, dans l’intro de Daggerfall? C’est Ocato, le bras droit de l’Empereur, qui fera office de régent à la mort d’icelui, dans Oblivion. Sauf qu’entre temps, celui qui ressemblait jusqu’ici à un humain est devenu un Altmer, mais j’imagine que le type elfique n’est pas particulièrement répandu parmi les intermittents du spectacle de la banlieue de Washington.

maiqM’aiq le Menteur
M’aiq le Menteur est tellement récurrent qu’il en est devenu un running gag. Sorte d’easter egg doué de parole, il s’amuse depuis Morrowind à gratifier le joueur d’informations jamais tout à fait vraies mais jamais totalement fausses non plus. Son grand truc : les allusions aux features auxquelles les développeurs ont dû renoncer, s’appliquant à abattre le quatrième mur tel une sorte de Deadpool médiéval. Il sera évidemment de retour dans Oblivion. Dans Skyrim en revanche, il affirme qu’il n’est que le descendant du Khajiit rencontré dans les épisodes précédents. Mais doit-on croire un menteur?

IV – CEUX QUI NE MOURRONT JAMAIS

Ceux qu’on évacuera vite fait
Meridia, Hermaeus Mora, Boethiah, Nocturne et Sanguine : si on peut invoquer tous ces Daedras dès Daggerfall et qu’on les retrouve dans Skyrim, on ne s’attardera pas pour autant sur leurs apparitions. Il n’y a pas grand-mérite, quand on est immortel! Cela dit, on reviendra tout de même sur les apparitions des Daedras les plus notables. De la même façon, on passera sur les dieux, même si, selon certains, les constellations et les lunes (supposément des artefacts de Lorkhan) en seraient des manifestations très tangibles.

staadaStaada
Dans Morrowind, Staada est juste une sainte-dorée parmi d’autres, envoyée par Sheogorath pour déranger Azura et ainsi l’empêcher de prouver qu’on peut s’imposer un siècle de solitude sans sombrer dans la folie. De retour en Oblivion, elle mènera un assaut contre le Duc Thadon et se fera capturer. Dans Shivering Isles, le joueur devra d’ailleurs aller la libérer.

hircineHircine
Depuis sa première invocation dans Daggerfall, il devient difficile de se débarrasser d’Hircine. On le retrouve en tant que boss de fin de Bloodmoon. Il apparaît aussi sous la forme d’un cerf dans Skyrim.

 

mehrunesMehrunes Dagon
Un autre Daedra d’importance, qui cultive, d’un épisode à l’autre, un rapport compliqué avec le joueur. Simple Prince daedra à invoquer dans Daggerfall, il était aussi le super méchant du spin-off Battlespire. Il sera aussi le boss de fin d’Oblivion. La rumeur veut qu’il fasse aussi des extras au casting de Mortal Kombat.

azuraAzura
Comme tous les Princes daedra (à l’exception de Jyggalag, mais vous êtes un peu tatillons, là), on fera la rencontre d’Azura dans Daggerfall, où, si on réussissait à l’invoquer, elle nous faisait exécuter ses basses-oeuvres. De la même façon, les héros d’Oblivion et de Skyrim pourront entrer en contact avec elle en se rendant aux pieds de statues à sa gloire. Pas bégueule, dans Morrowind (et Tribunal), elle ira même jusqu’à apparaître au Nérévarine pour le guider dans sa quête.

clavicusClavicus Viles & Barbas
Moins fou que Sheogorath, moins méchant que Mehrunes Dagon et moins concerné par le destin du monde qu’Azura, Clavicus Vile est pourtant le Prince Daedra qui peut se targuer d’apparaître le plus souvent dans la série. Lui, ou plus exactement, son compagnon, Barbas, une incarnation autonome de la moitié de son pouvoir. Clavicus Vile et Barbas (sous sa forme de chien) peuvent ainsi être invoqués dans Daggerfall, et font aussi une apparition remarquée dans le spin-off Redguard. Clavicus Vile se fait ensuite plus discret (même s’il continue à donner des missions aux héros qui prient pour lui), mais Barbas fait un retour en solo dans Morrowind, sous l’apparence d’un galopin mélomane. Dans Oblivion, il conseille le joueur sous la forme d’une statuette. Dans Skyrim enfin, il est de retour sous sa forme canine, et implore le joueur de l’aider à se réconcilier avec Clavicus Vile (qui sera peu sensible à ce bel effort).

sheogorathSheogorath
De tous les Princes Daedra, Sheogorath est celui qui entretient la relation la plus intime avec le joueur. Forcément, on peut l’invoquer dans Daggerfall, mais c’est dans Shivering Isles que le Prince de la Folie donnera toute l’étendue de son répertoire. Il fait son retour dans Skyrim, caché dans l’esprit de l’Empereur Pelagius III, dit « le Fou », où il prend quelques vacances loin de chez lui. Et il nous rappellera d’ailleurs que le dernier personnage de notre liste n’est autre que…

joueur Le joueur
C’est le personnage récurrent le plus inattendu  et pourtant, il existe. Car oui, puisque le héros ravit son trône à Sheogorath à la fin de Shivering Isles, ce serait bien le joueur en personne que vous rencontrez, dans Skyrim, sous l’apparence du Prince de la Folie! Une apparition qui prend à contre-pied la règle tacite des Elder Scrolls, qui, jusqu’ici, faisaient systématiquement disparaître ses héros dans l’oubli aussitôt leur quête terminée.

Appelez moi le responsable

Walou

Walou

Né d'un père ostréiculteur en baie de Saint-Brieuc et d'une mère capable de finir Super Mario Bros 3, Walou s'est échappé des geôles de Ouest-France pour échouer dans celles de la presse jeu vidéo. Il découvre les blogs en 2012, et projette de partir à l'assaut de MySpace d'ici 2078.

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12 commentaires

  1. cet homme est fou. Talentueux, mais fou.

    • chandeleur 01/04/2013 Répondre

      Tout dépend de ta définition de la folie, pour moi (et Vaas) c’est de répété la même connerie, en pensent que cette fois ça se passera différament.

      Mais je me rend compte que tu as posté ça il y a un mois et que je dois juste te faire chier, mais si ça peut te consoler, cela à été un réel plaisir de te faire chier.

      cordialement chandeleur, chieur professionnel.

  2. Someone else 27/03/2013 Répondre

    C’est moi ou Sheogorath a la tête de Deez?

  3. Monsieur Point 28/03/2013 Répondre

    Chers amis,

    Je tiens a chaleureusement vous exprimer toute mon admiration pour ce remarquable article !

    Permettez moi d’être un peu trivial : Je vous démontrerais bien volontiers toute ma gratitude en vous offrant une vigoureuse poignée de main.

    Veuillez agréer, Mesdames, l’expression de mes blablabla distingués.

    Jean Gilles.

  4. Excellent article, et à noter, dans Skyrim, une quête consiste à collecter les 24 pierres précieuses de Barenziah.

  5. connardman 28/06/2014 Répondre

    Uriel Septim VII n’est pas mort « assez sottement », il est mort comme une merde.
    Worst script/mort/mise en scène ever.

    J’ai même bu des coups en dansant sur ses restes.

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