Le jour où j’ai réinstallé WoW

D’après une très sérieuse étude menée par moi-même depuis 1992, 90% des articles intéressants seraient des articles où l’on causerait de gobelins. Voilà pourquoi il me parait important de signaler que World of Warcraft vient de fêter ses huit ans.

C’est en effet le 23 novembre 2004 que Blizzard accouchait d’un MMORPG bourré d’orcs, d’elfes et de bugs destiné à devenir (assez mystérieusement du reste) l’une des cash machines les plus hallucinantes jamais créées. Allez savoir pourquoi, mais cet anniversaire m’a ému. Wow, je m’en suis soulé jusqu’à l’ivresse, et même jusqu’à la gueule de bois. Mais dans mon fragile cœur de joueur, il a laissé une marque indélébile. Que je le veuille ou non, j’ai un gros For the Horde tatoué au fer rouge sur mon torse velu. C’est entendu, comme tous les anciens toxicos, je m’étais évidemment juré de ne jamais y retoucher… En vain. Oui, j’ai réinstallé World of Warcraft. Pour le meilleur, et pour tout le reste.

Arriver face à cette biatch de dragonne avec 40 gonzes motivés tenait d’un prodigieux miracle.

Arriver face à cette biatch de dragonne avec 40 gonzes motivés tenait d’un prodigieux miracle.

Pour bien comprendre mon état d’esprit, sachez qu’en 2004, Blizzard m’avait offert un jeu fou. Vaste au-delà des mots. Un monde enchanté peuplé de sorciers et de dragons, empli de mystères et de grottes inaccessibles où, disait-on, d’affreux gnomes s’adonnaient à des rituels interdits plein de pentacles et de succubes à demi-nues. En ce temps-là, quand sonnaient 20 heures tapantes, des aventuriers en culotte courte s’improvisaient crieurs public dans toutes les capitales du royaume. Il s’y trouvait toujours un Glandalf de service ou un obscur Legoulas pour vous proposer une aventure en or. Il connaissait un orc, qui une fois avait vu un troll qui lui, aurait découvert un donjon dans une foutue montagne dont il ignorait le nom, mais où, allez savoir comment ! il était sûr de pouvoir vous conduire. Avec la verve et l’orthographe inégalable d’un écolier ariégeois de 5ième, il faisait miroiter devant vos yeux émerveillés des montagnes de trésors insoupçonnées. Après une négociation de trois plombes, où vous partagiez par avance cet improbable butin, un fier groupe d’aventuriers se mettait en chemin.

Le temps de prendre un griffon, deux navires et un zeppelin, le groupe connaissait déjà mille tensions. Arriver au donjon, c’était déjà un peu l’aventure avant l’aventure. Le chemin était incertain et les causes de ruptures nombreuses. Si, écoutant ses dupes hormones, votre tank ne vous lâchait pas pour aller rejoindre une elfette nommée Maurice, votre healer décidait d’aller se paumer sur un prétendu chemin « à lui », où il mourait. Cinquante fois. Parce qu’il se baladait seul près d’un village hostile où se tenait une vague cérémonie Role Play de Paladins Trollicides. Votre healer gueule. Il vous traite de petites connasses imberbes et ne comprend pas pourquoi, oui, POURQUOI vous ne lancez pas sur l’instant une mission de sauvetage Tom Cruise staïle. Alors arrive l’inévitable : il quitte le groupe non sans avoir maudit votre épopée et votre famille sur trois générations. Parfois, quand le destin était avec vous, personne ne se faisait la malle et vous arriviez devant une grotte un rien mystérieuse, un peu planquée, au fond de laquelle se dessinait clairement une porte gardée par une légion de monstres féroces. Là, le moral du groupe se ressoudait comme un seul homme (non, cette phrase ne veut rien dire).

A ce stade de mon récit, il est déjà 23h30. Après maints combats acharnés et moult morts, à bout de nerfs et guettés par la fatigue, nos cinq inconnus fébriles arrivaient enfin devant la fameuse porte où devait débuter leur aventure. Et là… Il leur manquait une clef. Personne ne savait jamais où la chercher, et nul n’était même sûr qu’elle ait déjà été implémentée en jeu. Évidemment à partir de là, tout le monde insultait alors tout le monde dans un chaos jovial et festif dans lequel le joueur standard hasardait qu’il avait vu votre maman dans un bordel de Pigalle, ou sur le port de Lille, tandis que les plus instruits, eux, avaient la délicatesse de vous conspuer dans un allemand des plus corrects. Une heure plus tard, tout le monde regagnait ses pénates les poches vides, mais la tête riche d’aventures et d’anecdotes de premier choix. C’était WoW Vanilla, on n’y comprenait souvent que dalle et c’était merveilleux.

Qu’avez-vous fait ?

Qu’avez-vous fait ?

En réinstallant World of Warcraft, c’est ce jeu que j’espérais retrouver. Pauvre fou ! Aujourd’hui, il ne reste rien de tout ça. D’addon en addon, tout a changé. Désormais, plus personne ne se perd. La recherche de groupes s’étant automatisée et il est devenu possible de se cogner un donjon sans même savoir où il se planque. Vous cliquez sur un bouton, le jeu vous trouve une poignée d’inconnus eux aussi désireux de mettre la main sur des pièces de stuff et boom… Vous voilà téléporté dans un petit donjon que vous bouclerez en vingt minutes sans trop suer. Des grandes expéditions de mes souvenirs, il ne reste rien. Maintenant, les joueurs partent en donjon comme ils iraient acheter des clopes au bureau de tabac du coin.

Si j’étais râleur, je vous dirais que bordel ! C’était mieux avant. La vérité c’est qu’en fait, le nouveau (déjà vieux) système n’est pas mauvais, il a juste… changé le jeu. D’un MMO très vaguement jeu-de-rôlesque, Blizzard a fait un presque jeu d’arcade où il est possible d’enchainer donjon sur donjon sans perdre une seule seconde en vadrouillages inutiles. Alors quand en journaliste zélé, j’ai relancé WoW pour ses huit ans, je ne reconnaissais plus rien mais j’ai essayé de m’y replonger. Fort. Très fort. J’ai bouffé un million de quêtes Fedex sans avoir à réfléchir la moindre petite seconde et avant même de m’en rendre compte, j’étais level 90. A haut niveau, tout ce qu’il me reste à faire, ce sont des raids. En attendant d’être assez fort pour m’y rendre, je plante des choux façon Farmville dans une ferme instanciée qui n’appartient qu’à moi et j’enchaine quelques donjons. Le lendemain ? Rebelote, je plante des navets. Je nettoie des salles de mobs. Toujours les mêmes, jours après jour. A la sortie du jeu, bien sûr, je venais et revenais aussi sans cesse dans les mêmes instances. Seulement, je les terminais rarement. Là, pour tout dire, je ne sais pas dans quel pays s’est barrée la difficulté du jeu. Au soleil sans doute. Je ne veux pas farmer enfin ! Moi je revenais pour vivre une aventure à l’ancienne ! Impossible. Tout est automatisé. Aujourd’hui, les capitales sont vides et les channels de discussions silencieux. Pire, les joueurs perdus ont disparu plus surement que les minitels roses. Le MMO chaotique et mystérieux des débuts a fait place à une méthodique machine de loisir propre et carrée. Contre toute logique, plus Blizzard a ajouté de continents à son déjà vaste monde, et plus son univers bien fléché et bien cartographié paraissait petit.

Il serait parfaitement impossible et tout aussi inutile de dresser une liste de ces éléments qui ont casualisé le gros du jeu pour cristalliser tout ce qui lui reste de gameplay hardcore dans un endgame qui au final, ne représente pas 2% de son contenu. Tout ça, on s’en cogne. En revanche, comme ma virginité et Michael Jackson, le Wow que j’aimais s’est fait la malle à jamais. Il faut croire que MMORPG et nostalgie font mauvais ménage. Les développeurs suivent les modes et tirent la sonnette d’alarme dès qu’un joueur se barre : il faut du changement, vite, pour éviter une hémorragie financière. Je venais retrouver la Bardot silencieuse et souveraine du Mépris de Godard, et je me suis retrouvé avec la Bardot de la SPA : épouvantail allumé et décrépi. Alors me voilà… Attablé devant un gros gâteau fluo criblé de bougies tape-à-l’œil, et un constat s’impose : World of Warcraft a huit ans, et il ne se ressemble plus. Je ne faisais que passer, j’ai déjà une soirée de prévue, mais joyeux anniversaire quand même.

Le Sunsong Ranch, votre ferme instanciée où les héros de niveau 90 en mal d'aventure plantent des choux.

Le Sunsong Ranch, votre ferme instanciée où les héros de niveau 90 en mal d’aventure plantent des choux.

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Lucky fut son nom de baptême joystickien jusqu'à ce que Dame Chance ne le foute sur le trottoir par caprice. Depuis revenu à l'état sauvage, le Hoopy arpente l'internet et les bars dans l'attente de ce jour pas si lointain où, enfin, les boeufs guerriers prendront le contrôle de la planète.

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23 commentaires

  1. Tu m’excuseras pour cette remarque un peu hors-sujet, mais néanmoins vitale, il me semble important de préciser aux lecteurs que tu n’as pas vraiment un torse velu. Merci.

  2. Nan mais moi dans mon jardin de fait pousser des plantes qui font minerais ou du cuir! #logiqueBlizzard

    ca reste un add on de plus, on est toujours content de retrouver les potes de wow pour les donjons. C’est certes devenus easy mais mon panda il est classe :p

  3. darklinux 21/12/2012 Répondre

    Il y ‘ a le même soucis avec Starcraft 2 , jeux parfait jusqu ‘ au patch 1.4 et le 1.5 as casulalisé ce sport

  4. Hoopy Author

    @SUND1N Ouais en effet. En fait, j’ai même pas de torse.
    @Nivrae Je crois qu’en fait, je préférais m’occuper de ma ferme que d’aller en raid. C’est sans doute là que j’ai compris qu’un truc s’était brisé entre WoW et moi.

  5. Totalement d’accord avec l’article et l’image avec la repeinturluration ( Si, si, je vous jure que ce mot existe ) du Christ indique clairement ce qu’est devenu WoW au fil du temps.

    C’est triste à dire mais il n’y a quasiment plus aucun MMO donnant un véritable sens à l’exploration. Le seul qui m’a dernièrement redonné un peu d’espoir concernant ce sujet est Gyild Wars 2 ( Notamment grâce au Puzzle jump, super bien planqué pour certains ).

  6. Siegfrid44 21/12/2012 Répondre

    Très belle prose et malheureusement je te donne raison sur toute la ligne. Même chose, j’ai tenté mais j’ai pas pu, trop différent, trop facile, trop assisté, trop dirigiste, trop marketing. Malgré tout ce qu’on peut lui avoir reproché par le passé (et que tu décris très bien dans la première partie de ton texte), WOW Vanilla me manque beaucoup …

  7. @Snake: pour le côté exploration il reste Lord of the Rings Online, si t’as pas encore arpenté la Comté ou Evendim tu rates quelque chose.

    • Bah en fait, j’ai déjà testé LOTRO mais y a tellement de truc à acheter là dedans que j’ai préféré arrêter

  8. Du coup tu l’as posé sur quel serveur ton p’tit cul de casu ?

  9. Au passage, t’as pas eu l’occasion de tester le mode défi des donjons. Je peux te dire que la difficulté à la sauce Vanille tu la sens direct dans ton rectum. Même-moi, illustre PGM, j’attend encore que mon fondement cicatrise aujourd’hui.

  10. Il y a 8 ans Blizzard savais faire des jeux inoubliable…
    Mais ça c’était avant…

  11. Moué. comme d’hab un mec qui râle parce que son jeux a changé. reniant tout les progrès qui ont été fait. j’en connais de nombreux qui ne cessent d’encenser Wow des début avec des arguments qui me laisse perplexe et très souvent anti-progressiste. Et pourtant j’ai jamais entendu quelqu’un se plaindre des nouvelles voitures en disant  » c’était plu intéressant quand il fallait tourner la manivelle avant de pouvoir démarrer et d’avancer a 15 kilomètre heure ».

    LA difficulté? tu a fait des raid HM? les donjon en mode défi? Si non, ben tu te plain d’un jeu trop simple alors que tu y joue volontairement en mode « easy ».

    LE fait est qu’il n’y a jamais eu autant de chose a faire sur WOW, s’occuper de sa ferme, combat de mascotte, challenge du mode Défi, raid assez corsé avec de très bonne mécanique de fight, LFR pour ceux qui ont peu de temps a consacrer au jeu…. et tellement d’autre chose. il est vrai que le mmo c’est casualisé. il s’est ouvert a un très large publique, mais tu peu y pratiquer le jeux hard core comme bon te semble. y’en a juste pour tout les goût.

    De mon avis ce n’est pas le jeux qui est moins bien c’est juste note envie qui a changé. si le jeu ressemblait encore a celui de BC , on n’y jouerai pas plus. on a connu WoW on y a beaucoup joué et il est temps de passer à autre chose. comme toi je suis incapable de jouer autant avec autant de passion qu’à l’époque, mais je reste très intimement persuader que cela n’est absolument pas du a la qualité du jeu qui atteint avec MoP de très haute qualité de contenu.

    • Hoopy Author

      Je râle ? Ouais en partie. Mais à bien y regarder, l’angle de mon papier, c’est la nostalgie appliquée aux MMOs, soit une insoluble équation puisque le genre même du jeu le force à changer sans cesse. Après, je dis pas : la montagne de changements qui a impacté le jeu a souvent bien fait les choses. Seulement, ben c’est plus du tout le même jeu au final.

      • Oui ce n’est plus le même jeux. Ce monde persistant change, tout comme le notre. Et en moins de 7 ans nous les joueurs de vanilla/bc passons déjà pour des vieux cons avec nos « de mon temps » et autre « c’était mieux avant ».

  12. Mon premier commentaire sur votre site ^^ !
    Papier très juste en tout cas, qui a réveillé pas mal de souvenirs ! Même si de mon côté je me suis mis à WoW bien après sa sortie, d’autant plus que j’étais sur serveur privé *tousse*.
    Mais il est vrai qu’on a beau critiquer le WoW d’aujourd’hui, il faut indéniablement reconnaître que Blizzard a permis de démocratiser un genre que peu de personnes connaissaient avant 2004.
    De fait, je pense que Blizzard se trouve dans une situation assez paradoxale : après avoir attiré ses 10 millions de joueurs, le groupe est bien obligé de vouloir les garder. Mais rendez vous compte : cela fait 8 ans que le jeu existe, et développer de nouveaux addons demande un investissement, en terme de développement mais aussi en terme d’entretien du jeu en lui même (maintenance, patch etc…)et surtout en personnel; investissement qui bride très certainement Blizzard pour d’autres projets.
    Bon il est vrai que vu les millions que le groupe ramasse chaque mois, je ne pense pas que ce soit la question financière qui les emmerde le plus, mais je pense avant tout aux équipes de développement qui doivent s’occuper d’un jeu qui va arriver sur sa petite décennie d’ici deux ans.
    Aussi, je trouve tout à fait légitime que Blizzard ne se concentre plus que sur les joueurs « casuals » (dont je fais partie bien que j’ai stoppé WoW il y a un an environ). Par définition, cette catégorie de joueurs est bien plus « volatile » que les hardcores.
    Moi je conçois la stratégie de Blizzard comme ça : laisser WoW se vider progressivement et naturellement de ses joueurs, tout en fournissant du contenu casu pour ceux qui restent.
    Car il faut bien admettre que si la lassitude s’installe chez les joueurs, elle peut aussi s’installer chez les développeurs. Et de toute façon, vu la renommée du groupe et les palettes de jeux qu’ils vendent, le succès sera toujours au rendez-vous.

  13. Ryzzik Trognesou 27/12/2012 Répondre

    Je ressens exactement ce même sentiment. Ce que j’ai trouvé avec Vanilla, ce fût un monde totalement inconnu, vide, sans aucune aide. Totalement hostile, des joueurs tous un peu casual.

    Le genre de monde où au level 12, on visitait les Tarides, pour arriver aux Milles Pointes, courant à travers les chemins, mi apeuré, mi extasié jusqu’à la ville la plus proche! Tu visites, tu tombes sur des gens planqués à un endroit. Tu te fais farmer à Moulin de Tarren.

    Les quêtes, tu les relisais, tu hurlais sur les canaux pour demander où se trouvait ce connard de mob, les quêtes de cuisines, d’ingénierie, de pêche, t’envoyant aux quatres coins d’Azeroth. Natt Pagle t’envoyant à Azshara, une des zones les plus hostiles.

    Tu te rendais dans les bois de la pénombre, à la porte du rêve d’émeraude, épier le World Boss dragon avec les yeux grands ouverts, espérant, par on ne sait quel miracle, qu’il te lâche un coffre par hasard!

    Tu pleurais de joie quand tu obtenais tes épaulettes grises moches, puis ton casque, quand tu atteignaisle seuil symbolique des 10 pièces d’or en poche, quand après avoir économisé au level 60 un fric absolument fou, tu pouvais ENFIN acheter la 60%!

    Tu explorais, sans connaître, pour avoir une carte colorée, puis te revenais peut-être, peut-être pas. Tu bougeais.
    Tu as subit la peste Hakkari -au départ sans savoir qu’il s’agissait d’un bug, car les forums communautaire, et Judgehype, tu t’en tapas sévère, l’invasion Silithide, celle du fléau.

    Même une fois niveau 60, tu en bavais tellement..
    J’ai perdu ce petit sentiment. Si un MMO me le redonne, ce serait formidable. On pourrait dire qu’EVE Online en ce sens pourrait être un MMO absolument exceptionnel, car vous balançant dans le vide intersidéral, vous laissant à votre propre sort.

    Dans le fond, c’était parce qu’on était totalement abandonné à nous même dans ce vaste monde d’Azeroth qu’une forme de magie opérait.
    Je ne me reconnais plus dans le MMO qu’est devenu World of Warcaft à vrai dire. Le PVP -sauvage ou pas- a perdu de son petit goût, le PVE de sa « Galère » -pour trouver des gens? Résultat, il ne me reste que le Rôleplay, bien que malmené par les modifications.

    Je pense que si un jour le Rôleplay disparaîtrait, je me réfugierai sur Nostalgeek, où je ne sais quel serveur privé Vanilla.

  14. Ryzzik, si je n’avais pas décroché voici trois ans déjà (bordel, déjà, je suis vieux), et même si j’ai failli y replonger et que des anciens compagnons de jeu me donnent parfois quelques échos de l’évolution du PvE (le vrai avec les hard modes, pas les machins de lopettes où l’écran se rempli de butin violet à chaque minable dézingué), ton commentaire si bô m’aurait appâté et j’aurais chopé un mois d’abonnement, « comme ça ». Contacte le service de com’ de Blizzard, ils vont te baptiser Le Réssusciteur ou Le Gardien des Âmes.

    Si ça intéresse quelqu’un, j’ai publié quelques mots sur mon expérience en Azéroth sur http://padlog.padpad.net/2011/07/trois-annees-en-azeroth/

    Kashino, ancien connard en chef de Corpse Run (2009), Ysondre.

  15. Superbe billet, hillarant dans sa 1ère moitié et nostalgique (presque triste) dans sa 2ème, je m’y reconnais énormément.
    Voilà 5 ans que j’ai quitté le monde d’Azeroth et Vanilla me manque énormément.
    Depuis le temps je me suis fait une raison : Je doute pouvoir éprouver à nouveau les sentiments que WoW a fait naître en moi, mais je vais tenter de garder intact la myriade de souvenir qu’il m’aura créé.

  16. Putain, je viens de lire cet article, et ça a ravivé des sacrés souvenirs chez moi.
    Je suis un peu dans la même situation. Je m’étais juré de ne plus jamais toucher à Wow (150 jours de jeux tous perso cumulés en 3 ans, ça fait beaucoup trop), mais il n’empêche que j’ai passé des moments inoubliables, sur WoW Vanilla, et quand même encore sur Burning Crusade. Puis Wrath of the Lich King est arrivé, et j’ai perdu gout.

    Je me souviens avoir passé des heures et des heures à faire de l’exploration, à essayer d’accéder à certaines zones normalement inaccessibles, à rechercher des instances côté alliance que je n’avais jamais fait… Les recherches de groupe pour les instances, le pvp au lvl 29, 39…
    Et surtout, les raids à 40. Jamais, dans aucun jeu je n’ai retrouvé l’ambiance que j’ai connue à MC, BWL ou chez Onyxia. La quête épique du chasseur pour avoir mon bâton et mon arc. Les raids à 25 de WoW TBC ont déjà changé la donne.

    A l’époque, c’était une vraie épreuve pour avoir du stuff épique. Puis avec TBC, les dév ont du penser que si les joueurs occasionnels n’avaient pas de stuff violet, ils allaient se lasser, alors c’est devenu hyper-accessible.

    Bref, je suis pas un spécialiste du « c’était mieux avant », mais le modèle de base de WoW était juste excellent. Ensuite, ça a changé.

  17. l’image avec Onyxia, c’était pas un raid de la Loge ça?

  18. En effet, j’ai fait la meme experience que toi il y a peu et a mon grand malheur j’ai pu ressentir les meme effets de l’evolution. C’est desesperant quel dommage ! Je preferais largement wow a mes debuts (fin BC)

  19. Un super récit qui dépeint bien l’addiction et le plaisir à évoluer dans un MMO :)

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