Serious Sam Double D XXL : Sam en a une plus grosse que vous

SALUT BANDE DE LOPETTES !

Après un interminable premier niveau égyptien, on se marre beaucoup plus en éteignant des espèces préhistoriques.

Après un interminable premier niveau égyptien, on se marre beaucoup plus en éteignant des espèces préhistoriques.

Oui…

Bon…

Je sais bien que commencer un texte par une salutation que d’aucuns pourraient juger légèrement insultante, voire un rien homophobe, n’est peut être pas du meilleur goût. Peut être pas. D’un autre coté, je vois mal comment illustrer autrement le trop plein de testostérone qui m’habite après quelques heures de violence décomplexée sur Serious Sam Double D XXL. Voilà un jeu qui a su allumer une fragile chandelle dans les ténèbres du mâle en perte de repères, écrasé, culpabilisé par une insidieuse société qui…. oh et puis merde ! J’ai pas à me justifier après tout. Pendant que vous jouiez à Antichamber en écoutant de la musique de bobo à base de ukulélé, je hachais fin des cargaisons de monstres sans queue et, littéralement, sans tête.

Alors que ça vous plaise ou non, vous aurez droit à du :

SALUT BANDE DE LOPETTE cru et sans sel.

Des boss qui font plusieurs écrans, mais que l'on éxécute vraiment trop vite pour peu que l'on soit en bonne compagnie.

Des boss qui font plusieurs écrans, mais que l’on éxécute vraiment trop vite pour peu que l’on soit en bonne compagnie.

Avant d’arriver la semaine dernière sur XBLA, Serious Sam Double D a connu une première version sur PC que je n’avais pas eu le bonheur de tester à l’époque. Et donc ! Comme je n’avais pas grand chose à faire ce dimanche après midi, j’ai pris mon frangin sous le bras (lui aussi est un beauf refoulé) dans l’idée de découvrir ce que Devolver Digital pouvait bien foutre de ses journées avant d’éditer Hotline Miami.

Vous l’aurez compris, il ne s’agit pas d’un Serious Sam orthodoxe. Pour promouvoir le lancement de Serious Sam 3, Croteam avait en effet décidé de laisser carte blanche à quelques studios indépendants désireux de livrer leur vision de la licence. De mémoire, seuls les gars de Mommy’s Best Games ont relevé le gant et livré un shoot’em up en scrolling horizontal tellement bas du front qu’il en a les sourcils poussiéreux.

Quelques passages en tricycles ou à dos de ptérodactyle viennent vous reposer l'index.

Quelques passages en tricycles ou à dos de ptérodactyle viennent vous reposer l’index.

S’appropriant totalement le parti pris bien burné d’un héros qui ne l’est pas moins, Double D XXL étale sans complexe des vagues de plus en plus importantes d’ennemis monomaniaques. A partir du deuxième niveau, c’est un véritable mur de sprites qui vous fonce dessus. La survie se décide donc à la force de la gâchette et surtout en se servant de la principale originalité du titre : empiler les armes façon Big Mac avec les connecteurs prévus à cet effet.

Alors que l’écran devient un mur de feu, les armes améliorées (tir ricochet, munitions retentissantes, mines, tourelles automatiques et j’en passe) flinguent indifféremment les ennemis et la lisibilité de l’action. Mais ce n’est pas grave, si on se contente de bouger en permanence et de garder le doigt sur la gâchette droite. De toutes façons, les ennemis ont tellement de munitions sur eux qu’on pourrait les croiser dans un cinéma du Colorado. Faute de devoir doser ses tirs, on shoote, on shoote, on shoote, ça gicle dans tous les sens. On s’abrutit progressivement, le cerveau à peine tenue en éveil par quelques trop rares énigmes (bien foutues au demeurant).

Un jeu où l'on peut tuer des chatons ne peut pas être foncièrement mauvais.

Un jeu où l’on peut tuer des chatons ne peut pas être foncièrement mauvais.

En nous proposant cette vision personnelle des aventures de Sam et de son pote, le redneck mal fagoté et recordman du Missouri des allusions incestueuses (il y avait du challenge), Mommy’s best Game a tellement voulu singer le premier degré décérébré des FPS d’origine, qu’il a fait le tour du cadrant. Avec son air de « je vais à fond dans la boucherie second degré mais en fait je suis plus malin que ça, » Serious Sam Double D XXL (quelle horreur à écrire ce titre) s’est trop approprié les codes de la beauferie pour en sortir indemne : outrance des personnages, blagues sexistes, rien ne nous est épargné pour le meilleur et pour le pire.

Cela étant dit, est-ce un mal ? Pas toujours ! C’est si bon de déposer son cerveau sur la table basse et de se livrer à d’indicibles carnages. Tout seul, la pratique montre vite ses limites, mais à deux, il fait son taf, pendant trois heures, comme à l’usine Goodyear.

pangolin_2

Appelez moi le responsable

Savonfou

Savonfou

Ayant beaucoup pleuré la mort du magazine, Savonfou s’embarque pour l’aventure ZQSD pour deux raisons. La première étant qu’il faut au moins un Parisien au milieu de ce ramassis de bouseux illettrés. Quant à la deuxième, on ne va pas se mentir : gratter des articles sur le jeu vidéo, c’est comme donner des coups de chaise de bar à Walou : on a beau dire au juge qu’on ne recommencera pas, on sait très bien qu’on reviendra y mettre un p’tit coup.

Visit Website

5 commentaires

  1. ian0delond 12/03/2013 Répondre

    ah, mais c’est un jeu console cette horreur !

  2. Savonfou Author

    Il existe aussi sur PC, mais ça ne fait pas une grande différence quant à l’intérêt de ce truc.

  3. J’ai un peu l’impression qu’on retrouve le même problème qu’avec Duke Nukem Forever : à savoir qu’on tombe dans un jeu à la « Bigard » (cf : « outrance des personnages, blagues sexistes »), terriblement outrancier mais sans réel second degré…
    D’ailleurs, je suis le seul à trouver ça super moche ?

    http://512k.overblog.com/

  4. Savonfou Author

    Tu n’es pas le seul, mais quand ça bouge, tu n’y fais plus tellement attention.

  5. Arnaud Ranzenberger 06/04/2013 Répondre

    Bah moi en fait j ai toujours trouvé que serions sam. est au fps ou TPS au ps quoi ce que la musique militaire est a la musique.
    En fait mon commentaire vise surtout à vous remercier tous et en particulier savonfou (dont j ai toujours adoré les critiques) de reprendre le flambeau de Joy, keep up the good work comme on dit en Auvergne!

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*