SimCity, la preview : Anno quoi!

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« Oubliez SimCity Sociétés ! Ce nouveau SimCity, c’est le retour aux sources que vous attendiez ! Exactement comme le 4 ! En plus beau ! En plus réaliste !! En plus mieux !!! Mais bordel, qui c’est qu’a mis du Coca sur mon clavier, le point d’exclamation est coincé!!!!§§§§ ! »

Ou du moins, c’est la promesse de EA qui, en gage de bonne volonté, a même ressorti les pauvres bougres de Maxis du placard dans lequel ils étaient contraints de développer des extensions pour Spore. D’ailleurs, quand je suis allé les voir à San Francisco l’été dernier, j’ai eu la très nette impression que c’était la première fois qu’ils voyaient un être humain depuis bien trop longtemps. Les types étaient tellement enthousiastes qu’ils m’ont abreuvé pendant des heures d’infos ultra-pointues sur leur moteur « Glassbox » révolutionnaire, censé permettre de traduire visuellement chacune des données jusqu’ici abstraites. Drôlement fiers, qu’ils étaient.

Ceci n'est pas une capture éditeur. Si vous n'êtes pas aveugle, vous vous êtes sans doute rendu compte que SimCity, ça claque. Si vous êtes aveugle, je me demande bien ce que vous foutez là.

Ceci n’est pas une capture éditeur. Si vous n’êtes pas aveugle, vous vous êtes sans doute rendu compte que SimCity, ça claque. Si vous êtes aveugle, je me demande bien ce que vous foutez là.

Typiquement, les embouteillages n’apparaîtront plus ex nihilo parce que le jeu aura calculé que votre système routier était pourri, mais bien parce que chaque matin, les honnêtes travailleurs prendront le chemin de leur entreprise, et que s’ils sont trop nombreux à choisir la voiture (plutôt que le bus ou le tram), des bouchons se formeront inéluctablement près des quartiers les plus fréquentés et autour des intersections les plus mal pensées.

Vous pourrez d’ailleurs suivre le trajet de chacun, les regarder prendre leur véhicule, et même cliquer dessus pour savoir à quoi ils pensent. Idem pour tous les autres facteurs du jeu, déchets compris : on peut littéralement suivre le cheminement du moindre étron depuis son émouvante naissance jusqu’à l’usine de traitement des eaux usées la plus proche. Preuve s’il en fallait que le jeu vidéo est définitivement entré dans une ère nouvelle, et peut enfin prétendre en toute légitimité au rang d’Art majeur sans avoir à souffrir plus longtemps des quolibets des cuistres.

Les routes courbes, une nouveauté techniquement bluffante mais un peu encombrante au moment d'optimiser son réseau routier.

Les routes courbes, une nouveauté techniquement bluffante mais un peu encombrante au moment d’optimiser son réseau routier.

Tout ça avait beau être foutrement enthousiasmant, je vous fais grâce des détails. Pour la simple et bonne raison qu’après six heures passées sur une version quasi-définitive, je peux vous dire que tous ce joli système, rapidement, on ne le voit plus. Ou alors de façon subliminale, lorsque, au détour d’un filtre permettant de visualiser la distribution de l’eau, on se surprend à confondre le vacarme des pompes et le battement d’un coeur. Ou quand la répartition des lignes électriques prend soudain des allures de système nerveux.

La ville ressemble à un véritable organisme : tout y est connecté, très naturellement. Et cela n’a rien d’une simple coquetterie : puisque tout est logique et immédiatement compréhensible, on sait tout de suite ce qui ne va pas, si panne ou dysfonctionnement il y a. A ça s’ajoute un tuto d’une intelligence rare, qui devrait achever de rendre la licence accessible à un plus large public, sans forcément rien sacrifier de sa complexité!!!!!!!§§ Oups désolé, mon clavier refait des siennes.

Cet article est garanti sans DRM hyper-intrusif que ne justifient que très difficilement des leaderboards inutiles, lui.

Contrairement à d’autres, cet article est garanti sans DRM hyper-intrusif que ne justifient que très difficilement des leaderboards inutiles.

Enfin ça, c’est sur le papier. Et ce ne sont pas six heures de jeu qui vont me permettre de statuer quant à la richesse de SimCity par rapport à ses prédécesseurs. Un indice tout de même, ou en tout cas, un point épineux : la taille des cartes. C’est simple : elles sont toutes petites. Vraiment. Genre minuscules. En une paire d’heures, on se sentira déjà à l’étroit, obligé de jouer du bulldozer pour optimiser son plan de ville, histoire de laisser les immeubles fusionner et se développer verticalement. Ca tombe bien, l’optimisation, c’est un peu le coeur du gameplay de SimCity. Mais tout de même, on se demande un peu ce qui a poussé Maxis à nous pondre des maps aussi minables.

C'est pas évident sur cette capture, mais y'aura du multi. A défaut d'être indispensable, c'est quand même plutôt sympa de voir la ville de ses voisins pousser au loin.

C’est pas évident sur cette capture, mais y’aura du multi. A défaut d’être indispensable, c’est quand même plutôt sympa de voir la ville de ses voisins pousser au loin.

Et puis, on appuie sur le bouton « Région », la caméra prend du recul, et on comprend. Si SimCity ne s’appelle pas « SimCity 5 », c’est qu’il s’agit d’un véritable reboot, d’un changement radical de philosophie. Dans le SimCity nouveau, la ville n’est plus une fin en soi : c’est le rouage d’un écosystème plus vaste – la région – qui comprend jusqu’à un maximum de seize agglomérations (qu’on peut gérer seul ou se répartir entre amis, en multi).

Chaque ville est petite, nécessairement spécialisée, autonome mais jamais indépendante, un peu comme dans un Cities XL ou même… comme dans un Anno. C’est clair, ça ne fera pas plaisir aux monomaniaques qui pouvaient passer des années sur une même mégalopole. Si les mécanismes sont semblables, la finalité n’est plus vraiment la même. Le jeu sera-t-il pour autant aussi complexe et intéressant sur le long terme que SimCity 4 ? Seul l’avenir et un test approfondi nous le diront !!!!!!!!!!§§§§!!§!§!§!§§§§!!!!!!!!!!!!!!!!!§§§§!!§

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Walou

Walou

Né d'un père ostréiculteur en baie de Saint-Brieuc et d'une mère capable de finir Super Mario Bros 3, Walou s'est échappé des geôles de Ouest-France pour échouer dans celles de la presse jeu vidéo. Il découvre les blogs en 2012, et projette de partir à l'assaut de MySpace d'ici 2078.

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12 commentaires

  1. Par contre la bêta d’1h c’était juste immonde (graphiquement parlant)

    Mais ça a bien évolué, c’est clair que j’y passerai de bonnes heures à la sortie !

  2. NEEEEEEEEEEEEEED

  3. Ça a l’air vraiment super. Par, je n’ose imaginer la bécane requise !!!!§§!§!§!!!§§§§!!!!!!!!!!!!§§§§!!!!!

  4. love the LAMA 31/01/2013 Répondre

    !;!;!;!;!;!;!;!;!;!;!;!;!;!;!;!;

  5. Il me tarde de recréer la ville de Rouen et d’envoyer un camion citerne à toute blinde sur un des ponts !

  6. Super article !!!!!$$$$

  7. Pour la question de la configuration requise:
    J’ai un ordinateur portable de deux ans d’âge, milieu de gamme à son époque, la bêta a parfaitement tourné sans sentiment de ralentissement et avec des options graphiques plus que correctes.
    Le gros bémol pour moi est financier. Le modèle économique semble partis pour se calquer sur celui tristement célèbre des Sims. Avec des dlc en pagailles. Et une version collector dématerialisée à 80€.
    Sur Origin, connection internet requise par le launcher.
    Le principal défaut de ce jeu, c’est son éditeur.

  8. Merci pour l’article, il a relancé mon interet pour SimCity !

  9. Les mystères de Pujo 05/02/2013 Répondre

    Bin voilà, cet article a réussi à me faire baver sur mon clavier. Ma touche « point d’exclamation » ne fonctionne plus. Une version Mac est prévue ?

  10. bah, always-on internet connection et la taille de ville tres faible quand comparé avec 4. Show stoppers.

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  1. […] SimCity, vous en réviez, ZQSD l’a previewé […]

  2. […] s’ils ont testé Simcity et que je le hais pour […]

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